La révolution épiscopale ne peut être achevée dans les limites du pontificat masculin blanc et hétéro-sexuel-neutre catholique. Une des causes essentielles de la crise de l'église catholique vient de ce que les forces spirituelles qu'elle a créées tendent à sortir du cadre masculin blanc européen. D'où les fondamentalismes impérialistes d'une part, et l'utopie des États-Unis catholiques d'Europe d'autre part. La révolution épiscopale commence sur le terrain masculin blanc, se développe sur l'arène de la mixité et s'achève sur l'arène mondiale queer. Ainsi la révolution épiscopale commence par la candidature d'une femme noire africaine et lesbienne à la succession de Benoit XVI et devient permanente au sens nouveau et le plus large du terme : elle ne s'achève que dans le triomphe définitif de la nouvelle société sur toute notre planète.

Léon Trosky pcc Didier Epsztajn http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/