Messieurs les cardinaux,
Vous ne pouvez ignorer ma foi et mon engagement auprès de l'Église catholique romaine alors que le monde traverse une crise morale et spirituelle qui n'a d'égale que la crise économique et financière qui détourne les plus pauvres du service de Dieu. La France, fille aînée de l'Église, se perd dans de soi-disant « avancées sociétales » qui nient l'évidence : la naturelle différence des sexes, celle qui fonde l'incontournable domination masculine, bras armé de la morale chrétienne qui nous est si chère ; la tout aussi naturelle différence des conditions et des naissances sans laquelle le juste équilibre colonialiste serait menacé au profit d'un égalitarisme dont on mesure encore les dégâts au pied du tombeau de Staline ; et la encore plus naturelle différence des « choix d'objet », comme dirait notre ami monseigneur Anatrella, différence qui autorise d'un côté la procréation et la multiplication des pains quand de l'autre la luxure est seule à avoir droit au chapitre.
Vous savez, messeigneurs, que je ne suis pas homophobe et que ce que je dénonce, ce ne sont pas les penchants contre-nature, mais leur érection en loi, en modèle, avec la crainte toujours plus forte que nos enfants veuillent tous devenir Garde suisse. Non, je ne suis pas homophobe, ni raciste, ni sexiste ! Et pour preuve, je vous implore de faire de madame Papouille notre prochain Poncif. Qui mieux qu'une femme, noire, lesbienne, africaine, opprimée, bafouée, violée, pourra défendre les valeurs de l'Église ? Elle aura vécu tous les affronts et aura su les pardonner parce que l'ordre des choses doit être celui-là. Oui ! Messeigneurs. Elle saura dire au monde que l'on peut garder la foi, la vivre pleinement en chasteté, même quand on a subi tous les outrages, surtout quand on les a tous subis.
Alors, de grâce. Laissez-vous guider par l'Esprit Saint aussi sûrement qu'il me guide. Élisez Papouille ! Et notre Église sera sauve. Enfin.
Christine B. p.c.c. Cy Jung